Technique

Dans cette rubrique vous trouverez des articles et conseils concernant les aspects techniques, critères de choix, etc.

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Ski nautique

Ski nautique

La traction d'un skieur nautique ou d'un wake, sans être difficile, impose le respect de quelques règles pour se faire dans de bonnes conditions de sécurité et de plaisir. Le bon respect de ces règles fait même que le ski nautique n'est pas considéré comme un sport à risque. Faites en sorte que cela dure !


1 - Respectez la réglementation :

 

Pour tracter un skieur nautique ou un wake board, il faut soit être titulaire d'un brevet d'Etat de ski nautique, soit être deux personnes à bord du bateau, un pilote et une personne majeure chargée de la surveillance du skieur.

Respectez les arrêtés locaux, les zones et périodes d'évolution, les couloirs balisés prévus pour les départs et arrivées près de la rive ou du ponton, le cas échéant.

 

2 - Disposez du matériel adapté :

A peu près n'importe quel bateau à moteur capable d'atteindre rapidement 20-25 noeuds permet de skier. Les petits bateaux, plus maniables, facilitent la pratique du ski, surtout sur un plan d'eau calme. Les bateaux plus gros, générant un sillage plus marqué, permettent de skier dans un sillage lissé et de profiter de vagues de sillage plus forte en particulier pour le wake. De même plus le V de la carène est important, plus elle génèrera un sillage marqué. Avec un bateau plus lourd, il faudra bien anticiper les trajectoires et arrêts surtout près du skieur.

Par conséquences, en mer ouverte peu abritée, il vaut mieux privilégier un bateau un peu plus lourd et avec une carène en V pour la pratique occasionnelle du ski, plutôt qu'une petite vedette trop plate et trop légère. A l'inverse les bateaux spécialisés de lac sont petit, légers à vide avec peu de V, et règlent leur sillage au moyen de ballastes.

Les bateaux spécialisés sont le plus souvent des bateaux inboard en ligne d'arbre équipés de moteurs assez puissants. Leur meilleur centrage permet un sillage plus constant au déjaugeage et relativement indépendant de la vitesse. Leur masse plus forte permet aussi de mieux régler le sillage, plat avec le bateau peu cabré, ou bien plus modelé avec une forte vague en chargeant l'arrière du bateau au moyen de flaps ou de ballastes. Leur grande hélice bien immergée perturbe moins le sillage et offre un meilleur couple, plus facile à doser, et une plus grande constance de vitesse, moins dépendante des efforts de traction appliqués par le skieur.

Un gilet de sauvetage spécialisé.

Une corde de traction de 9,5 à 18 m avec code couleur en fonction de la longueur pour le Ski, ou de 16 à 24 m de longueur pour le Wake.

Un palonier non glissant.

Des skis de bonne longueur : 155 cm pour les moins de 35 kg ; 160 à 165 cm pour les 35-65 kg ; 165  à 170 cm pour les 66-90 kg et 175 cm au-delà. Ou bien un wakeboard, ou un wake-skate ou encore un wake-surf.

L'utilisation d'un mat de traction est fortement conseillée parce qu'en élevant le point de traction, elle offre un appuis plus stable au skieur. A défaut, une cadène pour les inboard, ou deux cadènes avec une patte d'oie pour les hors-bord, permettent une traction acceptable en ski. Pour le wake, une tour de traction élevée de 2 m est la meilleure solution parce qu'elle offre une meilleure stabilité et permet de mieux sauter.

Wake board & ABACO 630 OCQUETEAU

 

3 - Pilotage :

Le pilote doit s'efforcer d'assurer une traction à vitesse constante, dans une zone dépourvue de tout obstacle ou danger, sur un plan d'eau calme (ce n'est pas le skieur qui doit slalomer entre les obstacle).

Le pilote respecte les règles de sécurité et les règles éventuelles du site. Il organise l'espace intérieur du bateau  afin qu'aucun objet ou passager ne puisse tomber. Il vérifie le bon état du matériel. Il organise la cohabitation avec les autres usagers du site d'évolution afin de prévenir toute évolution dangeureuse et tout risque de collision. Bref, il est seul maître à bord après Dieu ... et parfois les autorités maritimes !

Le départ au large :

Le moteur doit être débrayé et coupé quand le skieur se met à l'eau. Le pilote vérifie que le skieur porte bien son gilet et que celui-ci est bouclé.

Une foi le skieur en position, démarrez le moteur et embrayer au rallentis pour déployer la corde de traction et orienter le bateau vers le cap qui sera suivi. Débrayer avant qu'elle ne soit complètement tendue pour éviter tout choc sur les bras du skieur.

Vérifiez le bon alignement skieur corde direction à suivre au départ.

Quand le skieur est prêt, skis face au bateau, dans la bonne position, embrayez et restez au rallenti. Le skieur doit se stabiliser dans la bonne position, la corde de traction tendue et alignée.

A son signal, retransmis par la personne en charge de sa surveillance, mettez les gaz progressivement, ni trop lentement ni trop brutalement. Trop lentement, le skieur va trainer dans l'eau et lacher prise. Trop rapidement, l'effort excessif va lui arracher le palonier des mains. Sur un moteur nboard turbo-diesel, le délai de réaction peu être mis à profit : repérez la position approximative de la manette des gaz nécessaire pour afficher le bon régime moteur (celui qui correspond à une vitesse de 15-20 noeuds). Au signal du skieur mettez la manette dans cette position et ajuster pour obtenir le bon régime. Avec l'expérience ajustez sur un régime un peu plus faible ou supérieur selon. N'oubliez pas que l'on a toujours tendance à tracter trop vite.

Wake board - starting - behind an ABACO 630 OCQUETEAU

La trajectoire :

Une fois démarré, le skieur sorti de l'eau, ajustez la vitesse de traction, conservez une trajectoire rectiligne et surveillez attentivement le plan d'eau devant vous et sur les côtés. Prévoyez les manoeuvres des autres et anticipez vos virages et trajectoires suivantes.

La vitesse de traction se situe entre 15 et 20 noeuds (28-35 km/h) pour le wake board. A noter que plus on augmente la vitesse de traction plus il faut accroitre la longueur de corde de traction. Pour le ski nautique la vitesse de traction varie en général de 15 à 20 noeuds. Elle est limitée à 30 noeuds pour le saut, voire illimité pour les course de vitesse à ski où les 45 noeuds peuvent être atteint !

En compétition, toutes les trajectoires bateau sont rectiligne à chaque passage de l'épreuve (slalom, saut, figures) seuls les demi-tours et retours au point de départ ne sont pas rectiligne. Une bonne habitude est donc de pratiquer, de la même manière, des aller/retours rectilignes sur une zone bien identifiées où l'on peut assurer une bonne sécurité.

Le repêchage après une chute :

Coupez les gaz dès que le skieur a chuté et revenez vers lui au ralenti. (Le plus souvent, pour ne pas perdre de de temps, on est enté de faire un virage "sur la tranche" et revenir sans ralentir. Cela est une erreur  à cause des vagues générées qui perturbent le plan d'eau qui doit rester aussi calme que possible. Sans compter les risques que l'on ferait inutilement peser sur le skieur, en cas de mauvaise manoeuvre.)

Avec un inboard, passez en ligne droite au ralentis près du kieur (1 ou 2 m) et faites une large boucle pour lui permettre d'attraper la corde. Avec un hors-bord vous pouvez serrer plus le virage.

OCQUETEAU ABACO 630 and Wakeboarder

L'arrivée :

Au début, il est conseillé d'arrêter au large en réduisant progressivement les gaz puis en repêchant le skieur, moteur arrêté. Pour le repêcher vous devez vous approcher de lui, en débrayer le moteur pour finir les derniers mètre sur l'air du bateau et arriver à 1 ou 2 m du skieur. C'est à lui de nager jusqu'au bateau. En aucun cas le bateau ne doit manoeuvrer au moteur près du skieur, pour des raisons évidentes de sécurité. Ceci, même avec un inboard en ligne d'arbre, car si son hélice est bien plus éloigné du skieur, un accident reste toujours possible.

Quand cela est autorisé (chenal spécial) l'arrivée à un ponton ou sur la berge doit se faire doucement en suivant une trajectoire légèrement courbe et tangeancielle à la rive. Vous devez choisir le bon moment pour arriver quand aucun autre bateau, ou baigneur inconscient n'est présent, en faisant un passage préalable de reconnaissance en boucle. En arrivant au ponton, le pilote doit re-vérifier l'absence d'obstacle, puis faire un signal au skieur pour qu'il se déporte en direction du ponton et couper les gaz pour laisser le skieur s'arrêter à quelques mètre du ponton ou de la rive. Charge au skieur de nager les dernier 3 ou 4 m.

 

Toute l'équipe OCQUETEAU vous souhaite de bonnes sorties en ski ou wake !

 

-> Vidéo sur le ski nautique en cours d'élaboration à retrouver bientôt sur cette page.

Waterski with an OCQUETEAU OSTREA 700